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21/10/2011

Le temps des vacances (15)

Dimanche 25 septembre

 

Il pleut !

 

Nous serons à l'abri sous les voutes de l'abbaye du Thoronet, avec en prime, un très bel office dominical accompagné de chants grégoriens très agréables à écouter.

 

Chant sacré par excellence, chant liturgique depuis quinze siècles, mais aussi chant de l'âme et du corps, le chant Grégorien prend ici une dimension unique grâce à la résonance exceptionnelle de l'église du Thoronet.

 

Pour les moines bâtisseurs, la parole y était tout entière louange chantée au Créateur!

 

Les Chantres du Thoronet proposent une interprétation authentique de ce chant, en s’appuyant sur les directives des auteurs anciens. La proclamation ouverte des textes sacrés, la justesse des intervalles  musicaux traditionnels redonnent à ce chant la force d'une prière de tout l'être, où écouter peut devenir un premier pas vers la vision de Dieu (St Bernard de Clairvaux). 



 

L'abbaye fut construite entre la fin du XIIème et le début du XIIIème siècle ; la Provence qui appartenait à cette époque au Saint-Empire romain germanique.

 

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Très tôt, l'abbaye connut une certaine renommée et de nombreux dons lui furent adressés. Mais au XIVème siècle, tout comme beaucoup d'autres abbayes cisterciennes, l'abbaye du Thoronet connu le déclin. Par la suite, les révoltes internes et les guerres de religions amplifièrent ce phénomène et entraînèrent l'abandon des lieux par les moines.

L'abbaye fut vendue au moment de la Révolution Française puis rachetée par l’État en 1854. Depuis cette date, l'abbaye fut rénovée et réhabilitée petit à petit.

 

L'abbaye cistercienne du Thoronet est l'une des « trois sœurs provençales », avec les abbayes de Sénanque et Silvacane.

 

L'ensemble du monastère présente une architecture de la plus belle époque romane de Provence, dégageant une impression d'unité et de grande sérénité.


L'abbaye du Thoronet exprime l'essence même de l'art cistercien fait de dénuement extrême, de pureté des lignes, de simplicité de volumes, de rigueur inspirés par Saint Bernard.

 

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L'église abbatiale  est de pur style cistercien : ses lignes et ses volumes sont très simples et l'absence de décor met en valeur la beauté de la pierre.

 

Les proportions de l'église sont très proches de celles de Silvacane et de Sénanque. La longueur de la nef est de 40,50 m, pour une largeur de 19,50 m et une hauteur de 16,45 m.Cette église n'a pas de transept.

 

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Ancien lieu de prière exprimée dans le chant, cette église bénéficie d'une acoustique remarquable.

Les Cisterciens étaient maîtres dans l'art de des constructions religieuses. La perte de leurs connaissances architecturales, entrainant une forte baisse des qualités acoustiques des bâtiments, engendra l'apparition des orgues dans les églises...

 

 

Le cloître de l'abbaye est l'un des plus ancien cloître cistercien conservé (1175). Les arcades massives des galeries sont divisées chacune par deux baies retombant sur une colonne.

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Une terrasse couvre le cloître, de forme trapézoïdale afin d'éviter la monotonie rectangulaire, sur lequel on peut admirer la coupole hexagonale abritant la fontaine, juste en face de l'entrée du réfectoire, aujourd'hui disparu.

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Au Thoronet, l'eau coule en maints endroits, des cuisines au lavoir. En 817 le concile d'Aix-en-Provence a fait obligation aux moines de laver eux-mêmes leur linge, avec une préparation à base de savon, d'eau chaude et de cendres. Mais c'est surtout le lavabo, aménagé près du réfectoire dans une vasque de pierre qui permet d'évoquer le rôle de l'hygiène et de l'eau dans la communauté.

 

 

 

Plusieurs fois par jour – avant et après les repas, ou en préalable à l'office - , les moines se lavent les mains. Les bains de pied, les soins du corps et des cheveux, l'entretien de la tonsure ou la coupe des ongles sont également réglementés ; des jours sont choisis pour raser la barbe et d'autres pour pratiquer la saignée, quatre fois dans l'année ....

 

 

 

Les frères déploient donc des trésors d'ingéniosité pour capter l'eau, selon les exigences du terrain. Cette maitrise leur permettra de faire tourner les moulins. Robuste et dépouillé, le cloître du Thoronet est ainsi construit en pente douce, sur différents niveaux.

 

 

 

 

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C'est autour de ce cloître que vivaient les moines, on y trouve leurs différents espaces de vie comme le parloir, le réfectoire, et les dortoirs.

 

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Les voûtes d'ogives de la salle Capitulaire reposent sur deux chapiteaux rudement taillés, ornés de motifs puisés dans la flore locale.

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Pour compléter :

 

http://thoronet.monuments-nationaux.fr/

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_du_Thoronet

 

http://www.romanes.com/Thoronet/

 

http://lsinzelle.free.fr/france/provence/thor/thoronet.htm

 

http://www.coeurduvar.com/Abbaye-du-Thoronet.html

 

http://www.proxirama.net/abbaye/accueil_abbaye.htm

 

http://chantgregorien.over-blog.com/

 

 

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20/10/2010

La Paix-Dieu

 

Mardi 19 octobre 2010: petite ballade en bord de Meuse.

 

Trois sites à visiter: l'ancienne abbaye de la Paix-Dieu, la château de Jehay et la collégiale d'Amay.

 

L'abbaye de la Paix-Dieu

 

Sise au creux d'un vallon, isolée par des bois, des prés et des champs, la Paix-Dieu se présente comme un site architectural harmonieux, en parfait accord avec la nature.

 

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La fondation de l’abbaye s’inscrit dans le mouvement mystique féminin qui marqua le diocèse de Liège au début du 13e siècle.

C’est à l’invitation du chevalier Arnould de Corswarem, entre 1239 et 1241, que des moniales cisterciennes provenant du Val-Benoît fondèrent un nouveau monastère dans le village hesbignon d’Oleye. Toutefois, cet emplacement ne répondait pas aux critères des Cisterciens pour l’implantation de leurs abbayes.

Aussi, en 1244, l’abbaye est transférée dans un site de vallée, à la confluence de plusieurs ruisseaux, au lieu-dit Grognart. La présence, à cet endroit, d’un moulin, nécessaire à la transformation de céréales dont la communauté avait besoin pour subsister, ne fut pas étrangère au choix du site.

Immédiatement, l’abbaye de la Paix-Dieu constitue un domaine agricole pour vivre selon l’idéal d’autarcie des Cisterciens.

Les bâtiments de style « Renaissance mosane » datent des 17e et 18e siècles. Ils ont subi de profondes modifications à la suite d’incendies, de pillages et de guerres (de religions entre autres).

Si la ferme est encore en bon état, les bâtiments conventuels ont subi d’importantes dégradations après leur vente comme « bien national » en 1797 et après la dispersion des religieuses.

Installé dans une ancienne abbaye cistercienne d’ordre féminin fondée au XIIIe siècle, le Centre de la Paix-Dieu est dirigé depuis 1999 par l’Institut du Patrimoine wallon.

Le Centre assure la transmission des savoir-faire en matière de Patrimoine architectural, distribue des bourses de perfectionnement et organise des classes d’éveil aux métiers du Patrimoine.

 

Les bâtiments rénovés

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La ferme toujours en exploitation

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L'église abbatiale protégée des intempéries

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L'atelier avec la toiture du pigeonnier et aussi cet élément d'une façade en pans de bois découverte à Liège

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Le vieux moulin (la roue date de la fin du XIXème siècle)

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Et partout, le travail des artisans mis en valeur: charpentiers, tailleurs de pierre, ferronnier d'art ......

 

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En conclusion, une visite intéressante avec un guide qui nous a bien présenté les difficultés de cet énorme chantier de restauration et qui nous a fait apprécier le travail de tous les artisans qui collaborent à ce projet de formation et de transmission du savoir.

 

Pour compléter:

 

http://www.institutdupatrimoine.be/code/fr/cent_hist.asp

 

 

http://www.tourisme-hesbaye-meuse.be/fr/patrimoine-architectural-an/

 

http://www.tourisme-hesbaye-meuse.be/fr/patrimoine-architectural-an/patrimoine-religieux-et-abbayes/abbaye-paix-dieu.html

 

 

http://www.portail.wallonie.museum/fr/museum.php?id=9&do=region&opt=visites&idopt=48807

 

http://www.artthemis.be/saint-symphorien/pdf/Lettre2.pdf

 

http://guide.wallonie.be/jsp/guide/pgShowGuide5.jsp?path=RW-aap-IPW

 

 

 

21/12/2009

Au pays des impressionnistes (5)

Poursuivons notre voyage dans le val d'Oise

 

L'abbaye royale de Royaumont

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Dans un splendide cadre naturel de forêts et de marais, l’abbaye royale de Royaumont est un site remarquable.

A la demande de son père, Louis IX, le futur Saint Louis, décide l'édification de l'abbaye de Royaumont. On raconte que Saint Louis participa de sa main à la construction de l'abbaye, qui fut consacrée dès 1235. Il resta profondément attaché à son abbaye, sa première fondation, dans laquelle il enterrera trois de ses enfants et l'un de ses frères. C'est à cette époque que l'abbaye connaît son plus grand rayonnement et compte jusqu'à 140 moines.

 

La mort de Saint Louis et la guerre de Cent Ans le déclin progressif de l'abbaye. La communauté religieuse se réduit à une dizaine de religieux tandis que les bâtiments tombent à l’abandon.

 

A la renaissance, Royaumont devient une abbaye de Cour et connaît une nouvelle période de splendeur, pendant laquelle on voit se succéder hôtes et personnages célèbres.

 

Les religieux habitent l’abbaye jusqu’à la Révolution, quand le dernier abbé s'enfuit sans avoir eu le temps de profiter du splendide palais qu'il s'est fait construire. Les dix moines restants quittent l'abbaye en 1790.

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L'église de Royaumont fut détruite en 1792. Le nouveau propriétaire de l'abbaye, le marquis de Travanet, fit construire dans le parc, avec les pierres de l'église, les habitations des ouvriers de la filature qu'il installait à Royaumont. Tandis que pour les besoins de l'usine on maltraitait la vieille architecture, le goût romantique des ruines et la vie mondaine des nouveaux occupants drainaient la bourgeoisie parisienne. Dans la deuxième moitié du XIX° siècle, les religieuses de la Sainte Famille de Bordeaux s'employèrent à rendre son âme à l'abbaye. Guidées par l'idée de reconstituer l'architecture gothique initiale et pour la gloire de Saint Louis, elles entreprirent de vastes travaux.

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Pendant la Première Guerre Mondiale, l'abbaye est mise à la disposition d'infirmières écossaises qui y soignent jusqu’à 3000 blessés.

 

En 1964, Henry et Isabel Goüin créent la Fondation Royaumont pour le progrès des Sciences de l’Homme, première fondation privée française à vocation culturelle. Elle est aujourd'hui connue pour ses concerts de musiques classiques.

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Le parc de Royaumont résulte de transformations faites à des époques fort distinctes. Les cisterciens furent les premiers à modeler le paysage et les canaux qui parcourent le parc témoignent de leur maîtrise en matière d’hydraulique et d’aménagement. Plus tard, d’autres canaux s’y ajoutèrent et certains furent transformés en miroir. Au 19ème siècle les religieuses qui occupèrent Royaumont créent des allées arborées et une petite grotte encore visible aujourd’hui.

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Depuis 2004 un jardin d'inspiration médiévale "le jardin des neuf carrés" est ouvert, il accueille tous les trois ans une nouvelle collection de plantes.

 

Le décor est constitué de carrés en plessis de châtaignier et d'une clôture en osier vivant tressé afin de mettre en scène des plantes constituant une référence aux travaux botaniques de l’abbesse bénédictine Hildegarde von Bingen (1098-1179). Cette grande figure allemande du Moyen âge est notamment réputée pour ses visions, ses œuvres musicales et ses écrits scientifiques dont des traités de botanique (« Physica », « Causæ et curæ »). La « table du savoir » présente les plus beaux végétaux que l’on retrouve dans les carrés. Le jardin de pieds-mères constitue la réserve du jardin.

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Le cloître présente un jardin composé de parterres réguliers avec un bassin en son centre et le plan de l’église est repris par des parterres de pelouses ponctués des vestiges des colonnes du monument détruit.
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Pour compléter:


http://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Royaumont

 

http://photosmtoo.com/95/royaumont/index.htm

 

http://www.romanes.com/Royaumont/

 

http://www.royaumont.com/

 

http://metreya.blog.lemonde.fr/le-systeme-hydraulique-de-...

 

 

08:50 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : royaumont, val d'oise, abbaye