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14/11/2010

Fourmilion

 

Cette fois je photographie un insecte mort qui s'est laissé piéger dans une des chambres de la maison.

 

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Il ressemble à une libellule avec 2 paires d'ailes qui sont assez grandes ( longeur : 35 mm). Elles sont plus longues que le corps (environ 30 mm).

 

C'est un fourmilion.

 

Le plus commun est Euroleon nostras .

 

Anglais: Spotted Ante-Lion

 

Néerlandais: Gevlekte mierenleeuw

 

 

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Les Fourmilions sont des insectes Névroptères, de la famille des Myrméléonidés, qui à l'état adulte ressemblent à des libellules.


Ils s'en distinguent cependant aisément par la présence d'antennes en massues bien développées, et par la conformation de leurs ailes.


Ces dernières sont très grandes, densément nervurées (un peu à la manière d'une résille), et l'apex est pointu. Au repos elles recouvrent en outre l'abdomen à la manière d'un toit, alors qu'elles restent horizontales ou sont accolées face à face chez les Odonates, autrement dit les libellules.


Pour finir ces dernières sont diurnes alors que les fourmilions sont eux crépusculaires, voire plus ou moins nocturnes.

 

Les fourmilions sont davantage connus par leurs larves puisque, chez certaines espèces, celles-ci s'enfouissent dans le sol sableux, au fond d'un trou en forme d'entonnoir dans lequel elles piègent et capturent des petits insectes qui s'y aventurent. Ces larves savent aussi projeter des petits grains de sable sur leur proie pour la précipiter sur les bords instables de l'entonnoir duquel elles ne peuvent plus remonter. Les fourmis étant fréquemment piégées, c'est une raison du nom de fourmilion que l'on donne à ces insectes

 

Appelé aussi « fourmi-lion ».

 

Sur le WEB on trouve encore « fourmillon » ou « fourmillion ».


 

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Pour compléter:

 

http://www.insectes-net.fr/fourmilion/fourm2.htm

 

http://www.inra.fr/opie-insectes/pdf/i154lequet.pdf

 

http://aramel.free.fr/INSECTES12-2.shtml

 

http://www.ecosociosystemes.fr/neuropteres.html

 

http://macrophotoplaisirpassion.blogspot.com/2010_07_01_archive.html

 

http://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?f=33&t=54783

 

http://www.ilu.be/couleurdune/Autres_insectes

 

http://www.freenatureimages.eu/gallery2/main.php?g2_itemId=172055

 

http://www.soortenbank.nl/soorten.php?soortengroep=insecten&id=434

 

 

 

A visiter:

 

http://www.faune-flore.be/animaux_belgique/index.htm

 

 

 

 

 

11/11/2009

Sur le chemin du souvenir

Quelques images prises en mai 2009 lors d'une visite de la région d'Ypres.

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La Flandre a été le théâtre de l'une des batailles les plus sanglantes de la Première Guerre mondiale. La destruction, la souffrance et la désolation absolue ont perduré tout au long des cinq années de combats sur ce que l'on a appelé le Saillant d'Ypres. Il en a résulté des pertes humaines à une échelle aussi tragique que pratiquement incompréhensible.

Aujourd'hui, l'ensemble de la zone du Saillant d'Ypres est un témoignage éternel de la guerre, avec ses douzaines de cimetières soigneusement entretenus et ses monuments funéraires dédiés à la mémoire des milliers de soldats qui y sont morts.


Essex Farm

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" In Flanders Fields " fait partie des poèmes de guerre les plus évocateurs et les plus célèbres  jamais écrits. Il a été composé en 1915 par le Capitaine John McCrae, un officier du Corps médical de l'Armée canadienne qui soignait les soldats gazés et blessés dans une tranchée creusée sur les rives d'un canal à proximité d'Ypres. Aujourd'hui, le site, connu sous le nom d'Essex Farm, est un cimetière militaire où se dressent encore des bunkers. Un monument funéraire créé par le sculpteur brugeois Pieter-Hein Boudens commémore John McCrae, mort en France en 1918. Le poème est gravé sur une plaque qui surplombe les bunkers.

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En voici une traduction :

Dans les champs de Flandres les coquelicots fleurissent
Entre les croix, rang après rang
Qui marquent notre place : et dans le ciel
Les alouettes volent en continuant bravement à chanter,
À peine audibles au-dessus des canons.
Nous sommes les Morts. Il y a juste quelques jours
Nous vivions, sentions l’aurore, voyions la lueur du crépuscule,
Aimions et étions aimés, et maintenant nous gisons
Dans les champs de Flandres.
Oubliez notre querelle avec l’ennemi,
Vers vous de nos mains défaillantes nous tendons
Le flambeau, pour que vous le teniez haut,
Si vous perdez confiance en nous qui mourons
Nous ne dormirons pas, bien que les coquelicots poussent
Dans les champs de Flandres.

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Près de beaucoup de pierres tombales est déposée une petite couronne ou une petite croix de bois, décorée de coquelicots. Les coquelicots (poppies) s’assimilent au champ de bataille. La légende remonte même à la Chine antique où croissait une fleur blanche aux vertus anesthésiantes. On appelait cette fleur la fleur de l’oubli. Genghis Khan emporta avec lui vers l’ouest quelques graines de ces fleurs. Après une bataille, les fleurs prirent une teinte rouge écarlate et s’ornèrent d’une croix noire au centre. On constata également qu’après une bataille, lorsque tout était détruit et dévasté, le paysage se transformait en un tapis de fleurs rouge écarlate.

Sur les champs de bataille de la Somme, on pouvait, en 1917 et après la guerre, retrouver des tombes disparues, car, vu l’enfoncement de celles-ci dans le sol, les graines étaient remontées en surface . Une tombe solitaire fut ainsi signalée par un lit de fleurs rouges.

Lord Macaulay attira l’attention sur ce « lien » particulier entre le coquelicot et les champs de bataille. Il proposa donc de considérer le « poppy » comme la fleur du sacrifice et du souvenir.

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Studentenfriedhof

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De nombreuses communes belges comptaient un certain nombre de tombes de soldats allemands après la Première Guerre mondiale. Celles-ci furent rassemblées dans des cimetières militaires allemands ou restèrent sur des pelouses dans des cimetières civils ou militaires alliés. Il va de soi que la majorité des tombes et des cimetières se trouvaient dans le Westhoek. Ainsi, il y avait sur le seul territoire de Langemark-Poelkapelle plus de 40 cimetières allemands. L’un d’eux était celui de la rue des Clercs, connu sous le nom de ‘Langemarck- Nord’, ‘Deutscher Soldatenfriedhof Nr.123’.

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A la fin des années 1920, une première concentration de plus petits cimetières allemands eut lieu.

 

En 1928/29, ‘Langemarck-Nord’ fut élargi sur la partie actuelle la plus basse. On procéda à des inhumations de corps en provenance d’environ 35 emplacements des alentours. Au total, le cimetière rassembla 10143 tombes individuelles parmi lesquelles plus de 6000 étaient identifiées et près de 4000 non identifiées. Parmi ces morts, on comptait environ 3000 volontaires qui tombèrent pendant l’assaut allemand sur Langemark à l’automne 1914. A cause du grand nombre d’étudiants (15-20 %) parmi ces volontaires, le cimetière reçu le nom de ‘Studentenfriedhof’.

 

Durant la première moitié des années 1950, le gouvernement belge et celui de la république fédérale allemande décidèrent de procéder à une seconde concentration des cimetières allemands. Seuls quatre cimetières devaient subsister : Hooglede , Vladslo, Langemark et Menen.

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Un triste bilan

 

 

Avec la Grande Guerre, pour la première fois dans l'Histoire de l'humanité, des peuples entiers ont été entraînés au combat par des généraux peu soucieux du sang versé.

Le conflit a connu les excès habituels à toutes les guerres : viols et assassinats de civils. Mais il s'est signalé aussi par la disparition du code de l'honneur habituel aux guerres européennes. C'est ainsi que l'on n'a pas hésité à bombarder des ambulances et achever des blessés. Il n'a plus été question de trêves comme par le passé pour ramasser les blessés.

51 mois de guerre totale se soldent par un bilan humain catastrophique pour l'Europe et en particulier la France.

La Grande Guerre aura mobilisé un total de 65 millions d'hommes, dont 8 millions de Français, et fait plus de 8 millions de morts au combat, dont :
- 1,8 million Allemands,
- 1,7 million Russes,
- 1,4 million Français,
- 1,2 million Austro-Hongrois,
- 908.000 Britanniques,
- 650.000 Italiens,
- 335.000 Roumains,
- 325.000 Turcs,
- 117.000 Américains,
- 88.000 Bulgares,
- 45.000 Serbes,...

Aux morts des champs de bataille s'ajoutent plus de 20 millions de blessés et de mutilés.

 

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Sources:

 

http://www.arbaletrier.be/A_Comme/79avril2008.htm

 

http://www.wo1.be/ned/pers/wo1/DMB-Langemark-BrochureVierdaagse2007-FR.pdf

 

http://www.lexpress.to/archives/3189/

 

http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=62