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12/10/2011

Le temps des vacances (7)

Lundi 19 septembre

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Après ce pluvieux dimanche, nous voici en route pour les gorges du Verdon que nous avions déjà visité en 1971. Une ballade d'une bonne centaines de kilomètres.

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Un nouveau élément dans le paysage, le lac de Sainte-Croix, à la sortie des gorges.

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Le lac de Sainte-Croix d’une superficie de 2200 hectares est le plus vaste des lacs du Verdon (10 km de long et 3 km de large). Cette retenue artificielle a été créée en 1973 par EDF suite à la construction du barrage de Gréoux-les-Bains.

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Enchâssé dans un paysage grandiose, encadré des collines du Haut Var et du plateau de Valensole et ses champs de lavande, il propose ses eaux turquoise aux plaisirs des voyageurs.

 

 

Les gorges du Verdon résultent de l'érosion de la rivière du Verdon et se présentent aujourd'hui en de gigantesques falaises de roches calcaires.

 

Elles ne furent réellement découvertes et reconnues qu'au début du siècle, depuis elles attirent et fascinent de nombreux visiteurs...il faut dire que le spectacle est grandiose !

 

Au milieu d'espaces naturels protégés, riches en faune et flore, les panoramas offerts sont vertigineux.

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Les villages sentinelles nichés au bord de la faille ont gardé le charme des villages provençaux d'autrefois, ils vous accueillent chaleureusement et vous proposent de multiples activités grâce aux cadeaux de cette si belle nature...

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L'association « Vautours en Haute Provence » a réintroduit le Vautour fauve sur les falaises de Rougon à la fin des années 1990 ; il s'y plaît et s'y reproduit.

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Le Vautour fauve (Gyps fulvus) se reconnaît à son long cou recouvert d’un fin duvet, à sa collerette blanche, et à son plumage fauve. Son bec recourbé et ses serres nous rappellent qu’il est un rapace. Son envergure imposante de 2,5 à 2,8 mètres en fait l’un des plus grands rapaces d’Europe. Malgré sa taille c’est un oiseau incapable de capturer une proie vivante. C'est un charognard, autrefois commun en Provence, décimé par les tirs et les empoisonnements.

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Son poids (8 à 10 kg) ne lui permet pas de se déplacer en vol battu très longtemps. Oiseau planeur par excellence, il se laisse porter par les masses d’air en mouvement pour s’élever en spirale et sans effort à plusieurs centaines de mètres au-dessus du relief, et parcourir ainsi de grandes distances. Il profite ainsi des ascendances thermiques produites par le réchauffement solaire du sol et des falaises. Mais il sait aussi se servir des courants de pente crées par le vent qui bute contre le relief et que les rapaces empruntent en longeant la crête.

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A Rougon, il est aussi possible d'apercevoir dans le ciel ou sur les falaises des vautours Moines (introduction à partir de 2005) ; des vautours Percnoptères qui nichent dans le Verdon depuis 2007 et avec un peu de chance, le Gypaète barbu qui est dans le Mercantour depuis 1993.

 

Le belvédère de l'Escalès est un excellent poste d'observation.

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Les parois abruptes sont aussi fréquentées pars les alpinistes.

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Pour compléter :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_de_Sainte-Croix

 

http://www.tourisme83.com/lac_saintecroix.htm

 

http://verdon.lpo.fr/

 

http://www.voirlepiaf.fr/blog/index.php?pages/Qui-sont-ils

 

http://www.rougon.fr/vautours.htm

 

11/10/2011

Le temps des vacances (6)

Samedi 17 septembre, nous quittons le Luberon pour aller un peu plus à l'est dans le pays du Verdon.

 

En flânant sur la route, nous visitons rapidement  : Manosque, Gréoux-les-Bains, Saint-Martin-de-Brômes, Allemagne-en-Provence, Riez.

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Manosque

 

L' église Saint-Sauveur est un édifice assez tardif dont la construction ne se fit qu'à la fin du douzième siècle.

Elle est romane dans ses structures inférieures et gothique dans ses superstructures. La durée de sa construction explique cette dualité de style.

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Elle a le plus ancien et le plus ouvragé campanile en fer forgé de Provence (1725).

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Et encore un très beau buffet d'orgues de style baroque récemment restauré.

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Et aussi des vitraux contemporains.

 

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Gréoux-les-Bains

 

Le château dit des Templiers (mais ne leur ayant jamais appartenu) possède des parties allant du XIIe au XVIIe. Il appartient aux comtes de Provence à partir de 1248, puis aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

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On raconte que les Templiers avaient décidé de construire un château à Gréoux pour les vertus de ses eaux, bénéfiques à la convalescence des chevaliers blessés.

 

 

Saint-Martin-de-Brômes

 

Saint Martin est un vieux village typique de Haute Provence qu'il faut visiter à pied en flânant le long de ses ruelles étroites pour découvrir des maisons anciennes restaurées avec charme (certaine des XIV° et XV° siècles).

Construite en appareil de bossage, la tour de l'horloge mesure 23m50 de haut. Elle est dans son aspect général nettement défensive avec au sommet des mâchicoulis sur arcs reposant sur des corbeaux en quarts-de-rond superposés.

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C'est à tort qu'on l'attribue depuis le XIXe siècle aux Templiers car il s'agirait plutôt d'une tour construite au XIVe siècle par le seigneur de Saint-Martin-de-Brômes : Boniface de Castellane.

 

Elle servait à l'origine de tour de guet et d'entrepôt pour l'impôt seigneurial. Dans le courant du XIXe siècle, elle a été percée de fenêtres et transformée en pigeonnier ; en attestent les nombreux boulins (nids de pigeons), avant de devenir la tour supportant l'horloge.

 

 

Allemagne-en-Provence

 

Allemagne en Provence (Alemanha de Provença en provençal selon la norme classique et Alemagno de Prouvènço selon la norme mistralienne) tire son nom d'une ancienne tribu germanique installée sur le territoire en 429 après Jésus Christ. Avec le temps, le nom a évolué pour devenir celui que l'on connait aujourd'hui.

Un très beau château classé monument historique trône bien fièrement en bas du village.

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Il semble sorti tout droit d’un conte d’Ibsen ou de Grimm et on l’imaginerait volontiers à sa place au pays des sombres forêts.

 

Le donjon couronné de créneaux date du XIIème siècle. Il était à l'époque flanqué de 5 tours de défense, reliées entre elles par une courtine et entouré de douves. A partir de 1495, François de Castellane y joint l'élégante aile renaissance et transforme le donjon de défense en château de résidence.

 

 

Riez

 

L'origine de Riez remonte à la période pré-romaine avec la tribu des Reii. Au 1er siècle avant J.-C., l'empereur Auguste confère à Riez le statut de Colonie de droit latin. Des vestiges enfouis sous les alluvions, les quatre colonnes, le baptistère paléochrétien et les fondations de la première cathédrale sont visibles.

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Les quatre colonnes d'un temple du 1° siècle probablement dédié à Apollon témoignent de cette grandeur passée...elles sont incontournables et font figure d'emblème pour Riez.

 

 

Notre lieu de séjour

 

« Le gîte du Petit Ségriés », au pied de Moustiers-Sainte-Marie que nous visiterons le dimanche, sous la pluie.

 

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Pour compléter :

 

http://www.bassesalpes.fr/eglises.html

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Sauveur_de_Manosque

 

 

10/10/2011

Le temps des vacances (5)

Nous ne quitterons pas le Luberon sans parler des ocres.

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La célébrité de Roussillon vient en effet de sa terre, magique, imprégnée d´oxydes selon toutes les combinaisons chimiques possibles, éclatant en des teintes qui couvrent tout le spectre depuis le violet sombre jusqu´au jaune presque vert, s'alanguissant particulièrement en une gamme complète de rouges, de roses et d'oranges, plus riche que le nuancier d´un marchand de couleurs.

 

Techniquement parlant, ce sont des oxydes mélangés à de l´argile, du sable ou de la terre, qui s'étirent en des veines sinueuses, s´exposant à la vue dans les collines de Roussillon ou s´enfonçant sous terre autour d´Apt, où on allait les chercher par d'interminables galeries.

 

L´utilisation des ocres remonte à la haute antiquité et sert à colorer les premières poteries, à faire les premiers dessins muraux ou encore à se maquiller ou à accomplir des rites religieux. L´arrivée des Romains donne lieu à une exploitation industrielle, arrêtée avec la chute de l´empire.

 

Curieusement alors, l´utilisation du capital de couleur est pratiquement perdue et il faut attendre la fin du XVIIIe siècle pour que Jean-Etienne Astiers en redécouvre les vertus et les fasse connaître aux Marseillais d´abord, puis à la France et à l´Europe entière.

 

Brusquement le sous-sol de Roussillon se perce de grottes et de galeries comme un terrain de taupinières, des centaines puis un millier d´ouvriers forent, extraient, lavent des milliers de tonnes de couleurs : de 1910 à 1930, les pointes annuelles de production monteront à 35 000 tonnes par an.

 

Les utilisations sont multiples, d´autant plus inattendues que le colorant, une fois isolé par un procédé qui s´apparente un peu à celui des marais salants, s´avère posséder deux caractéristiques alléchantes : une relative innocuité lui ouvrant la voie des usages alimentaires, et une grande plasticité quand il est mis en pâte aqueuse.

 

Aussi emploie-t-on, durant tout le XIXe siècle et le début du XXe, les ocres dans le chocolat, le rouge à lèvres, le fond de teint, les peintures, mais aussi dans le polissage des surfaces ou le malaxage du caoutchouc.

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Pour compléter :

 

http://www.provence-luberon-news.com/fr/Kiosque-Provence/Nature-et-Environnement/Les-ocres-du-Luberon/Les-ocres-de-Roussillon

 

http://www.web-provence.com/balades/roussillon.htm

 

http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/roussillon-carriere-ocres-vierge

 

http://hermitage97.free.fr/OCRES/OCRES.html

 

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Et aussi parler d'un envahisseur photographié ici sur une plante de chardon bleu de Provence (Echinops sp.).

 

L'Escargot Blanc, comme son nom l'indique présente une coquille globuleuse de couleur blanc crème très clair.

 

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Certains individus peuvent présenter des marques brun foncé sous formes de spirales continues ou discontinues ou de petites traces radiales.


Cette espèce passe l'été attachée à des supports verticaux comme des clôtures, de grandes tiges, des buissons ou des arbres.

 

Nom latin : Theba pisana (Müller, 1774)

Nom commun : Escargot blanc, Caragouille rosée

Nom anglais : White Garden Snail, Sand Hill Snail, White Italian Snail, Mediterranean Coastal Snail.

Ordre : Stylommatophora

Taille : Diamètre de la coquille 12 à 25 mm.

Habitat : Terrains ouverts et secs, friches, talus, dunes côtières.

Nourriture : Végétaux

Reproduction : Hermaphrodite par fécondation croisée.

Zone géographique : Pourtour méditerranéen, côtes Atlantique de l'Europe de l'Ouest jusqu'aux Pays-Bas, Cornouailles, sud du Pays de galles et côtes est de l'Irlande. Espèce introduite en Somalie, en Afrique du Sud, à l'ouest de l'Australie, en Californie et aux Bermudes.

 

Remarque : un autre escargot envahisseur, Xeropicta derbentina

 

 

Pour compléter :

 

http://www.gireaud.net/especes.htm

 

http://toutunmondedansmonjardin.perso.neuf.fr/FR/pages/theba_pisana.htm

 

http://nokomis.eklablog.com/theba-pisana-ces-escargots-qui-s-agglutinent-a5118256

 

http://www.lecolebuissonniere.eu/page206.html