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22/10/2011

Le temps des vacances (16)

 

Lundi 26 septembre

 

 

 

Nous commençons notre dernière semaine des vacances.

 

 

 

Avant de mettre la cap au nord, un petit détour par Saint-Maximin-la-Sainte-Baume s'impose.

 

 

 

Ensuite vers le nord pour visiter le prieuré de Ganagobie et saluer au passage les « Pénitents » de Mées.

 

 

 

 

 

 

 

La basilique Sainte-Marie-Madeleine, véritable trésor architectural, est un monument majeur en Provence.

 

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En 1295, Charles II d'Anjou découvre des ossements sur le lieu que la tradition désigne comme le tombeau de sainte Marie-Madeleine. « L'invention » des reliques lui permet d'obtenir du pape l'autorisation d'édifier une église majestueuse pour leur culte.

 

 

 

Différents architectes ont travaillé sur cet édifice sans toutefois en perturber l'unité. En 1532, après 237 ans, il est décidé de mettre fin aux travaux et la basilique restera inachevée: le portail de l'entrée principale et le clocher ne seront jamais édifiés.

 

L'aspect trapu de la basilique est due à l’absence de clocher, à sa façade inachevée, aux contreforts massifs qui soutiennent, en s’élevant très haut, les murs de la nef.

 

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C'est le plus important exemple de style gothique en Provence, mêlant des influences du Nord, de Bourges en particulier, aux traditions architecturales locales.


 

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Conçue pour accueillir les foules de pèlerins venant honorer les reliques, ses dimensions sont impressionnantes: la nef, élevée à 29 mètres sous clef, s'étend sur une longueur de 72,60 mètres pour une largeur de 13,20 mètres et se compose de neuf travées. La sixième travée, lieu le plus vénérable de l'édifice, est construite sur la crypte et abrite les deux chapelles d'honneur dédiées respectivement à sainte Marie-Madeleine et à saint Dominique.

Ce lieu est aussi l'écrin de véritables joyaux : décorations monumentales du XVIIe siècle, stalles et médaillons du frère dominicain Vincent Funel ainsi que le retable de la Passion d'Antoine Ronzen dit « le Vénitien » datant du XVIe siècle.

 

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La chaire, sculptée en 1756, par le frère Louis Gudet, est en bois de noyer. Sa rampe est sculptée en un seul bloc et la balustrade contient 7 médaillons représentant des scènes de la vie de Sainte Marie-Madeleine.

 

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Chef d’œuvre du frère dominicain Jean Esprit Isnard, l’orgue , construit de 1772 à 1774, est l’un des très rares grands instruments d’Europe à avoir conservé l’intégralité de ses 2960 tuyaux d’origine.

 

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 Unique tant par sa conception que dans sa réalisation, cet instrument, connu des organistes du monde entier, est considéré par tous comme une géniale réussite de la facture d’orgue.

 

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Dans la crypte, le sarcophage de la sainte et aussi d'autres sarcophages, dont celui de saint Sidoine

 

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Le cloître du Couvent Royal adossé à la basilique, est d'une grande pureté de ligne, avec un jardin abondant et varié.

 

C'est dans un cadre prestigieux, empreint de sérénité, que se trouve le cloître dont les travées sont entourées de bâtiments conventuels. La structure du cloître présente le gothique dans sa plus rigoureuse simplicité. Ses proportions s'harmonisent avec les édifices qui les entourent. Au centre, un jardin bordé de haies et de cèdres dans lequel se trouve un puits construit au XIVème siècle, dont la margelle date du XVIIème siècle.

 

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Le monastère de Ganagobie a été fondé au Xème siècle par l'évêque de Sisteron, qui en fit la donation en 965 à l'abbaye de Cluny. Les moines achèvent la construction du monastère actuel au XIIème siècle, 12 à 15 moines y travaillaient la terre et exploitaient la forêt au XIVème siècle.

   Tombé ensuite à l'abandon puis restauré à nouveau, l'église présente aujourd'hui un portail original très ouvragé et à l'intérieur de superbes mosaïques du XIIème.

 

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"On retrouve au tympan de Ganagobie le thème du Christ en majesté dans une mandorle entre les quatre animaux, attributs des Évangélistes ; les apôtres figurent sur le linteau, inscrits sous huit arcs surbaissés. Il s'agit d'une sculpture rustique, souvent maladroite ; les figures sont raides, les drapés secs ; seul le lion et le taureau, qui se retournent brusquement vers l'apparition divine, donnent un peu de vie à l'ensemble. Le portail a été défiguré, peut-être au XVIème siècle, par le découpage de lobes qui affectent maintenant les voussures, le linteau et les piédroits.

 

 

 

D'autres tympans similaires : Saint-Trophime à Arles, Saint-Gilles-du-Gard

 

 

La mosaïque de Ganagobie, dans le chevet de l'église, est datée de 1125, suivant une inscription relevée sur celle-ci.

 

 

Par son extension (72 m²) et sa richesse ornementale, elle est un ensemble unique en France.

 

 

Le décor est somptueux, mêlant motifs figurés, végétaux et géométriques. Dans des médaillons enlacés sont figurés un éléphant portant un édifice fortifié, des griffons, des lions, des volatiles aux pattes griffues ; des frises montrent des lions affrontés ; des tapis entourés d'entrelacs portent des motif de palmettes ou d'entrelacs.. ... Et encore des signes du zodiaques et surtout deux cavaliers symboles des forces du bien terrassant celles du mal.

 

 

Les animaux fantastiques se réfèrent au « bestiaires » médiévaux mais aussi, par leur disposition, aux tapis et tissus orientaux parfois importés en Occident, notamment pour envelopper les reliques......"

 

 

Référence : Yves Esquieu, Art Roman en Provence, Ed, J-P. Gisserot, 2003

 

 

 

 

 

 

 

Le domaine a été donné à la communauté Sainte-Madeleine de Marseille à la fin du siècle dernier pour y rétablir une vie monastique bénédictine.

 

 

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Sur la commune des Mées se trouve une conformation géologique très particulière, nommée « Les Pénitents ».

 

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Ce nom provient de la forme d'une masse rocheuse très découpée, à côté du village, qui évoque un groupe de moines coiffés de capuches pointues. Celle-ci est le résultat de l'érosion sur le substrat rocheux, qui possède des irrégularités de cohésion, et conduit donc à des zones proéminentes et à d'autres surcreusées. Ce substrat est la « formation de Valensole », conglomérat formé par une accumulation de débris subalpins au cours de la fin du Miocène et du Pliocène, épais de plusieurs centaines de mètres. Bien que la façade des Pénitents évoque des formes rocheuses plus ou moins coniques, il s'agit d'un ensemble de crêtes et de minuscules canyons, s'interrompant simultanément sur un plan vertical. Cette formation s'étire sur environ un kilomètre, et la falaise la plus haute atteint 114 mètres.

 

On les appelle les « Pénitents des Mées » en raison de leur silhouette ; d'après la légende, ils représentent les moines de la Montagne de Lure qui ont été pétrifiés (au sens propre) par saint Donat au temps des invasions sarrasines pour s'être épris de belles jeunes femmes Mauresques qu'un seigneur avait ramenées d'une croisade.

  

Les rochers ressemblent effectivement à une procession de moines avec leur cagoule pointue que l'on devine alors honteux de leurs désirs....

 

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Pour compléter :

   

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

 

http://afsmm.assoc.pagespro-orange.fr/stmaximin.htm

 

http://www.uquebec.ca/musique/orgues/france/smaximinp.html

 

http://www.st-maximin.fr/basilique/index.php

 

http://www.fondation-patrimoine.org/fr/provence-alpes-cote-d-azur-21/tous-les-projets-980/detail-basilique-a-saint-maximin-la-sainte-baume-2645

 

http://barjols.net/21-saintmax.htm

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Monast%C3%A8re_de_Ganagobie

 

http://www.ndganagobie.com/historique.htm

 

 

 

 

 

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