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10/10/2011

Le temps des vacances (5)

Nous ne quitterons pas le Luberon sans parler des ocres.

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La célébrité de Roussillon vient en effet de sa terre, magique, imprégnée d´oxydes selon toutes les combinaisons chimiques possibles, éclatant en des teintes qui couvrent tout le spectre depuis le violet sombre jusqu´au jaune presque vert, s'alanguissant particulièrement en une gamme complète de rouges, de roses et d'oranges, plus riche que le nuancier d´un marchand de couleurs.

 

Techniquement parlant, ce sont des oxydes mélangés à de l´argile, du sable ou de la terre, qui s'étirent en des veines sinueuses, s´exposant à la vue dans les collines de Roussillon ou s´enfonçant sous terre autour d´Apt, où on allait les chercher par d'interminables galeries.

 

L´utilisation des ocres remonte à la haute antiquité et sert à colorer les premières poteries, à faire les premiers dessins muraux ou encore à se maquiller ou à accomplir des rites religieux. L´arrivée des Romains donne lieu à une exploitation industrielle, arrêtée avec la chute de l´empire.

 

Curieusement alors, l´utilisation du capital de couleur est pratiquement perdue et il faut attendre la fin du XVIIIe siècle pour que Jean-Etienne Astiers en redécouvre les vertus et les fasse connaître aux Marseillais d´abord, puis à la France et à l´Europe entière.

 

Brusquement le sous-sol de Roussillon se perce de grottes et de galeries comme un terrain de taupinières, des centaines puis un millier d´ouvriers forent, extraient, lavent des milliers de tonnes de couleurs : de 1910 à 1930, les pointes annuelles de production monteront à 35 000 tonnes par an.

 

Les utilisations sont multiples, d´autant plus inattendues que le colorant, une fois isolé par un procédé qui s´apparente un peu à celui des marais salants, s´avère posséder deux caractéristiques alléchantes : une relative innocuité lui ouvrant la voie des usages alimentaires, et une grande plasticité quand il est mis en pâte aqueuse.

 

Aussi emploie-t-on, durant tout le XIXe siècle et le début du XXe, les ocres dans le chocolat, le rouge à lèvres, le fond de teint, les peintures, mais aussi dans le polissage des surfaces ou le malaxage du caoutchouc.

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Pour compléter :

 

http://www.provence-luberon-news.com/fr/Kiosque-Provence/Nature-et-Environnement/Les-ocres-du-Luberon/Les-ocres-de-Roussillon

 

http://www.web-provence.com/balades/roussillon.htm

 

http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/roussillon-carriere-ocres-vierge

 

http://hermitage97.free.fr/OCRES/OCRES.html

 

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Et aussi parler d'un envahisseur photographié ici sur une plante de chardon bleu de Provence (Echinops sp.).

 

L'Escargot Blanc, comme son nom l'indique présente une coquille globuleuse de couleur blanc crème très clair.

 

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Certains individus peuvent présenter des marques brun foncé sous formes de spirales continues ou discontinues ou de petites traces radiales.


Cette espèce passe l'été attachée à des supports verticaux comme des clôtures, de grandes tiges, des buissons ou des arbres.

 

Nom latin : Theba pisana (Müller, 1774)

Nom commun : Escargot blanc, Caragouille rosée

Nom anglais : White Garden Snail, Sand Hill Snail, White Italian Snail, Mediterranean Coastal Snail.

Ordre : Stylommatophora

Taille : Diamètre de la coquille 12 à 25 mm.

Habitat : Terrains ouverts et secs, friches, talus, dunes côtières.

Nourriture : Végétaux

Reproduction : Hermaphrodite par fécondation croisée.

Zone géographique : Pourtour méditerranéen, côtes Atlantique de l'Europe de l'Ouest jusqu'aux Pays-Bas, Cornouailles, sud du Pays de galles et côtes est de l'Irlande. Espèce introduite en Somalie, en Afrique du Sud, à l'ouest de l'Australie, en Californie et aux Bermudes.

 

Remarque : un autre escargot envahisseur, Xeropicta derbentina

 

 

Pour compléter :

 

http://www.gireaud.net/especes.htm

 

http://toutunmondedansmonjardin.perso.neuf.fr/FR/pages/theba_pisana.htm

 

http://nokomis.eklablog.com/theba-pisana-ces-escargots-qui-s-agglutinent-a5118256

 

http://www.lecolebuissonniere.eu/page206.html

 

 

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